Archive pour avril 2009

25
Avr
09

Une semaine avec L’Homme Parle

Après l'émission

Après l'émission

RDV à 22H30 samedi 18 avril 2009 dans les studios de Europe 1 pour les balances avant l’émission de Thierry Lecamp : « On Connait la chanson ». L’Homme parle fait un nouvel A/R de Nîmes pour un média parisien (cf Paris Première).

Marx, Ornella, Cléo et Sola sont arrivés en éclaireur à Bourges le lendemain. Dés le lundi, la communication sur le Printemps de Bourges a commencé. Une présence visuelle a rempli la semaine : affiches, flyers, stickers, T-Shirts… Personne n’a loupé L’HOMME PARLE. Double concert le vendredi 24 avril : 15H sur la Grande Scène du Berry et 18H sur la scène des Tontons dans le OFF. Le public était là, attentif et chaleureux. L’info est passée : sortie de l’album le 15 Juin « MILITANTS DU QUOTIDIEN ».

10
Avr
09

Les marges ENORMES du producteur de disques

Le ver est dans le fruit ?

Le ver est dans le fruit ?

Alors, OK, les députés oublient d’aller votés, ou laissent la place libre pour ne pas prendre position… Cela laisse perplexe. Mais bon, il a été décidé que la musique devait être gratuite et qu’il était nécessaire de ne plus rémunérer les artistes, les créateurs et les professionnels autour. Je crois que la grande manipulation articulée autour de tout cela, ne serve à personne en définitive.

Pour de nombreux biens de consommation, quand le produit est plus cher dans une enseigne, on râle sur le commerçant. Pour les CD, on râle sur le producteur ! Sachez cher novice du commerce que le distributeur et le point de vente prennent une marge sur tout type de produit dont le CD, et c’est le magasin qui détermine le prix final en fonction de sa marge.

Dans le CD, il y a un prix de gros HT (PGHT). Prenons l’exemple de 10 €. Le distributeur revend donc le CD au magasin à ce prix avec parfois une ristourne (pouvant aller jusqu’à 17%) et reverse 60% au label. Le magasin ajoute sa marge et la TVA et nous avons un prix final autour de 17 € quand vous achetez le disque.

Quelle est la marge d'un microsillon ?

Quelle est la marge d'un microsillon ?

Le label se retrouve donc avec 6 €. Il reverse en général 20% du PGHT au producteur soit 2 € (le label reversant 10% en moyenne aux artistes, soit 1€ dans notre exemple). Avec le 1€ sur chaque disque, il faut déjà rentabiliser l’investissement de la production (variable suivant les projets). La moyenne étant comprise entre 15 000 et 150 000 € (location du studio, matériel, salaires des artistes, musiciens, techniciens, frais de déplacement, repas, mixage, mastering, photos, photographe, graphiste, vidéo clip, etc…), vous avez compris comme moi que pour rentabiliser il faut vendre entre 15 000 et 150 000 CD avant de gagner de l’argent !!!

Le producteur a les poches pleines

Le producteur a les poches pleines

Alors, vous allez me dire, c’est le label qui s’en met plein les poches ?

Comptons ensemble. Il reste 4 € quand on a payé le producteur. Il faut payer la fabrication du CD et de l’emballage, ainsi que les Droits de Reproduction Mécanique. Cela donne un prix de revient entre 2 € et 2,50 € suivant le packaging et le contenu. Mettons qu’il revient à 2 €. Il reste donc 2 € pour rembourser les investissements promo (attaché de presse, matériel promo, site internet, envois postaux, déplacement et salaires des artistes pour une émission, un interview, etc…) et les investissement marketing (encarts pub sur un magazine, une radio, une télé…). A savoir que lorsqu’un média est partenaire d’un album, il a juste fait une réduction sur son tarif pub. Les investissements promo/marketing sont minimum de 15 000 € et n’ont pas de plafond. Donc pour le label, obligation de vendre un minimum de 15 000 albums pour commencer à gagner de l’argent (qui servira à payer les salariés, loyer, frais bancaires, caisses sociales, impôts, etc…).

Tu prends "musique" ou "poker" ? Au hasard...

Tu prends "musique" ou "poker" ? Au hasard...

Aujourd’hui, un début de succès, c’est 5 000 ventes d’album…

Avec les CD invendus, on peut s'en mettre tout autour et on a une maison de disques...

Avec les CD invendus, on peut s'en mettre tout autour et on a une maison de disques...

Ah, j’oubliais, le magasin s’il ne vend pas le disque, le rend au distributeur qui le rembourse. Le distributeur fait la même chose auprès du label augmenté des frais de retours (15% en moyenne). Si le producteur et les artistes ont été payé sur les ventes précédentes, on ne leur demande pas de rembourser bien évidement… Cela explique les fermetures de nombreux labels.