Archive pour mai 2009

10
Mai
09

Internet remplace les médias… Do it yourself !

Il y a le gros phantasme de croire que l’on est capable d’exister à travers son image. Le reste suivra bien. Avec Internet, dés que l’on peut  s’équiper d’un ordinateur et d’un engagement à 29,99 €/mois, on a vite l’impression d’avoir une audience virtuelle dés plus mondiale. Comme tout le monde ! La tentation est grande de penser qu’il suffit de maitriser le bout du clic pour être connu, reconnu, retenu…

Ce média a réussi à faire croire que tout était accessible gratuitement. Personne ne se doute qu’il est pisté, fiché et enregistré. Ses données sont ensuite traitées et revendues. Personne n’agit contre. Pour la régulation des utilisations des contenus, dans l’objectif de monétiser les échanges de fichiers, on avance les pires arguments d’une loi soit distante liberticide. En imposant un clivage internaute/artiste, on a réussi à priver le débat d’un contenu pédagogique.

De nombreux industriels savent que le support est en perpétuel mutation. Philips avait revendu sa maison de disque le jour où ses chercheurs ont inventé le graveur de CD. On a invité la copie privée quelques années plus tard pour palier au manque à gagner sur les supports vierges. Aujourd’hui on peine à trouver une alternative aux échanges web.

Pendant ce temps, les fabricants de matériels, les fabricants de composant, les péages des tuyaux de l’information engrangent des profits considérables. Ces profits permettront de développer via la R&D d’autres matériels et d’autres moyens de poursuivre ces avancées technologiques si indispensables à notre bien être futur. Si la fulgurance d’accès aux contenus s’améliorent, rien ne permets aujourd’hui d’en financer convenablement de nouveaux.

Qu’on invente des taxes, des licences légales, des % sur des recettes publicitaires… Personne ne propose un contexte éducatif où l’on explique que l’auteur est propriétaire de sa création. En contrepartie de l’utilisation, il est normal de rémunérer le créateur et les intervenants associés. L’absence d’intervention pédagogique laisse la porte ouverte à plusieurs générations de copieurs invétérés insouciants. Faute de moyens pour les créateurs, ceux-ci perdront les possibilités de se former, de s’enrichir et de s’améliorer. Plus aucun encadrement ne pourra les aider, car plus de revenus.

Les métiers de la musique sont tous basés sur une rémunération au pourcentage. L’artiste étant au centre des revenus, il les partage avec ses partenaires pour pouvoir continuer à avancer ou accélérer le temps.

Le grand public pense que tous les patrons sont comme ceux du CAC 40 et perçoivent des rémunérations parfois supérieures aux footballeurs. La plupart des entreprises en France sont composées de petite PME/PMI avec quelques salariés, et le chef d’entreprise est rarement le mieux payés, et pas toujours à la fin de chaque mois.

Dans la musique, toute le monde pense à Madonna et à Universal et à leur modèle de rémunération et surtout leur train de vie. Ce n’est pas l’essentiel des artistes et des producteurs. Si nous aplanissons les modèles d’encadrement des projets artistiques, alors nous n’aurons plus de reliefs dans la production musicale.

En écrivant ces lignes, je me rends compte du manque de rêve que j’envois, du manque d’intérêt potentiel de n’importe quel média, car à aucun moment je n’explique comment cacher son adresse IP !

Publicités