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27
Avr
11

Le Bluzz

Samedi, j’ai été dans un festival à Cambrai. J’ai enchainé après le retour de nuit du Printemps de Bourges. Au cours d’une conversation avec un artiste, je me suis entendu parler du Bluzz, comme stratégie de développement. Un mélange de bluff et de buzz. C’est dans l’ère du temps. Je me verrais bien en inventeur du bluzz en fait.

Pour mériter le titre, il faudrait avoir quelques résultats à mettre sur la table, et ce n’est pas chose facile. Un bluzz échappe souvent à son auteur. Quand j’étais tourneur en 1993, les organisateurs devaient me faire confiance sur le boulot de la maison de disque, de la promo et du marketing, du fait que tout le monde était en train de programmer le groupe dont je parlais. Seulement quand tu démarres le démarchage pour dEUS avant la signature chez Island UK, personne n’est motivé. L’effet bluzz arrive en juillet 1994 au lendemain de leur deal anglais. Bingo, tout le monde les veut. C’est l’effet Kiss Cool du label prestigieux. Phénomène que j’ai retrouvé avec OUT pour leur 2e album chez Roadrunner. Pour Useless en 1997, difficile d’expliquer l’engouement avant la signature chez EMI. Label que nous avions du choisir parmi toutes les offres. Certainement la conjonction de la tournée de 120 dates avant, la participation au FAIR, Transmusicales, Printemps de Bourges, etc… a fait le reste. Tout le monde voulait Useless. Encore un cas d’école pour moi. Je n’ai jamais levé autant de fond pour un artiste pour lequel j’ai été manager…

Quand j’ai conclu un accord avec K.Maro au Midem 2004, il avait déjà fait le tour des majors en décembre 2003. J’ai enchainé Cannes avec 3 jours à Paris à voir tout le monde. Et je leur disais : « j’ai le tube de l’été » ! Ben… aucune offre ! Il n’y a eu que Dodo chez East West, avec qui j’écoute plutôt du rock couillu, qui m’a dit « tu as peut être raison Bill ». Et Michaël Wijnen m’a fait une offre dix jours après. Le titre a été présenté en radio avec quelques améliorations, 3 semaines plus tard, et il est rentré 12 fois jours sur NRJ grâce à Roberto. « Femme Like U » a été N°1 dans 17 pays. Si ce n’est pas du bluzz ça !

Lorsque son pseudo manager me présente le clip de « Marly Gomont » de Kamini, je m’empresse de le rencontrer et de lui faire une offre. Sur la promesse orale de signer avec WTPL en édition, j’envois le lien du clip à plusieurs D.A. en fin de matinée du 12 septembre 2006. Je reçois 8 propositions écrites dans les 2H. Comme quoi les D.A. sont toujours aussi bons. L’envoi à Cauet le même jour permet de faire l’émission une semaine après, et le passage au Grand Journal met en lumière ce qui nous a complètement échappé : l’engouement du public à se refiler le lien du clip. Le bluzz est en route. Le clip sera le gagnant des Victoires de la Musique 2007, et j’aurais participé à de nombreux meeting avec des patrons de labels et de majors, avec des offres de fous pour récupérer le projet. Projet qui m’échappera ensuite, car ni le manager, ni l’artiste ne se souviendront du début de l’histoire…

En 2007, je m’engage sur Tom Frager. Humainement ça clique et je pense que « Lady Mélodie » est un hit. Pas moyen de trouver un deal en maison de disque. On fait un accord avec Believe pour le sortir en digital et pusher le clip sur Internet et TV. Entre temps, je rédige les contrats qui sont un peu compliqués avec des auteurs et des compositeurs différents pour chaque titre. J’imprime plus d’une ramette et ces feuilles vont faire le tour du monde. La veille de récupérer les contrats, je décroche un RDV chez AZ où je ne peux me rendre. Le label signe. Faut dire que « Lady Melodie » est depuis une semaine sur NRJ. Et le manager va proposer les éditions à l’étage du dessous, chez Universal Publishing. Ce titre a été le N°1 des téléchargements en 2009.

En 2009, c’est l’année où nous mettons le clip de L’Homme Parle : « La Crise » sur Internet. Le public nous aide à faire le bluzz. Plus de 3 millions de visites sur leur myspace. « La Crise » devient le lip dub d’Europe Ecologie pour les Européennes. Le groupe joue dans plusieurs meeting dont le zénith de Paris. L’album sort en juin 2009. Les magasins et notre distributeur n’ont pas anticipé l’engouement et l’album est trois fois en rupture de stock la semaine de sortie. Le groupe remplie les salles alors qu’il n’y a aucun matraquage promo et marketing. Certain programmateur ne savent pas s’engager sans relais traditionnels malheureusement.

Le compositeur de L’Homme Parle a créé son projet solo : « MARXS ». C’est élétro pop. Les collaborations avec plusieurs feat. dont Bad News Brown (RIP) sont superbes. J’ai câlé les premiers show au Canada en mars 2011 (Montréal et Toronto) après une semaine de teasing à New York en décembre 2009, deux clips réalisés avec des Polonais à Montréal, et de belles rencontres au MIDEM. On prépare les meeting à Londres pour le mois de mai. On vient juste de signer une entente pour l’Italie.

Beaucoup d’autres projets vont faire le bluzz ces prochains mois, croyez moi. Et les meilleurs prescripteurs, c’est le public, j’en suis convaincu. Peut être un peu vous qui avez lu jusque là…

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01
Mar
11

Les indépendants prêts à tuer les indépendants

Je ne sais pas si cela se fait dans d’autres filières, mais dans l’industrie musicale, nous sommes loin d’un monde cohérent et respectueux. Cela fait plusieurs jours que cela me travaille. Je n’ai aucune idée des conséquences sur mon état d’esprit une fois que j’aurais terminé cette prose. Une chose est sûre, je serais tricard auprès des labels indépendants !

En bon éditeur, et malgré des solutions de distribution et un label sous le coude, j’essaye toujours de trouver des partenaires discographiques pour mes artistes et leurs projets. Je suis très flatté de pouvoir rencontrer de nombreux D.A. et patrons de maisons de disques rapidement pour échanger sur l’écoute d’un répertoire. Je me suis fait plusieurs RDV par vague et cela fait plusieurs fois que je vois des indépendants. Ils sont partant pour des licences, mais ils veulent 50% des éditions ! C’est devenu  break point de tout deal. Et parfois les arguments sont fallacieux… extraits :

– « En sortant le disque, on ne peut pas s’en sortir financièrement si on n’a pas les éditions »

=> ben, tu n’es peut être pas le bon partenaire alors, moi je cherche une maison de disques qui va en vendre des camions

– « Toi, en tant qu’éditeur, tu vas gagner plus que nous, alors que c’est nous qui allons faire tout le boulot ! »

=> ben, t’as qu’à faire éditeur alors ? Tu investis quelques années sur un projet, tu l’accompagnes, tu bosses fort et après tu partages les revenus avec le premier qui se présente, contre rien

– « Entre indé, faut qu’on s’aide ! Tu comprends que sans nous, tu ne gènèreras pas de droits »

=> ben… heureusement, il n’y a pas que vous…

– « Si on veut faire un partenariat avec une radio ou/et une TV on doit leur filer un bout des éditions »

=> ben… qui c’est qui a commencé ? C’est idiot comme échange et pas très fair…

etc…

J’ai l’impression d’avoir toujours entendu ce discours. Donc, je ne fais pas la vierge effarouchée ! Je ne dit pas que le boulot de labels est facile en ces temps qui courent, mais beaucoup génèrent une économie viable. Je ne dirais pas la même chose des distributeurs et des producteurs. Le label a en gros une marge de 3 € par album. Il faut rembourser la promo et le marketing avec ça, payer le personnel et gagner de l’argent. En théorie, quand un label part sur un projet, c’est qu’il a l’espoir d’en vendre un peu… Les attachés de presse, c’est un budget de 5 000 à 15 000 Euros quand on externalise, soit 2 000 à 6 000 ventes d’album, le marketing c’est quasi rien pour les petits projets qui n’entrent pas dans le mass média et on peut aller entre 50 000 et 150 000 euros quand on a de l’airplay radio et du clip en TV, donc là faut rajouter 20 000 ventes minimum pour s’y retrouver… Sachant qu’un bon label a des accords de partenariats avec les médias et ne payent pas 100% de la facture… Un éditeur sur 25 000 ventes gagne à peu près comme ses artistes soit 10 000 Euros, plus d’un an après la sortie de l’album… S’il y a de la rotation radio et TV, on peut doubler la somme.

J’ai fait l’étude sur un carton (disque d’or, 3 single en radio et TV, 100 concerts), et un projet correct (40 000 ventes + un peu de média et concerts). Dans les deux cas, la maison de disque gagne de 10 (pour le carton) à 4 fois plus que l’éditeur, sachant que le label touche de l’argent tous les mois, quand l’éditeur va  commencer à le récupérer un an après. Il faudra que les indés m’expliquent comment on peut être un bon partenaire, qui peut investir sur un projet, quand on cède « gratuitement » 50% de ses revenus, alors qu’on a déjà passé du temps, de l’énergie et des investissements sur un projet.

Je pense qu’on se fout de notre gueule ouvertement.

Je pense que les gens dans certain label ne connaissent pas le boulot d’éditeur et ce que cela représente pour vouloir nous faire crever comme ça. Merde, si on ne peut pas vivre de notre métier comment va-t-on investir sur de nouveaux artistes ? Comment va-t-on pouvoir accompagner les projets sur du long terme si on nous prive d’un fonctionnement simple de la gestion de droits ?

Si j’ajoute les producteurs audiovisuels français qui n’ont jamais de budget pour la musique, qui veulent aussi qu’on leur cède 50% des droits contre le fait de mettre quelques secondes dans un film, je m’énerve tout seul devant ce manque de respect pour une profession comme la nôtre !

ça y ‘est j’suis tricard dans l’audiovisuel Français !

M’en fout j’bosse à L.A. !

30
Jan
11

MIDEM 2011 : + de meeting, + de deals, moins de monde

Depuis 3 ans, j’admire l’art des organisateurs du salon pour occuper l’espace vide. On agrandit les allées, on agrandit les stands, et on essaye de donner l’impression que c’est toujours aussi plein.

Cette année, je dirais qu’on a coupé le Palais des Festival en 2 : une partie occupée, une partie vide. Difficile de cacher la réduction de participant.

A certaine heure, le monde était certainement ailleurs… encore plus loin, ailleurs.

Le MIDEM c’est toujours l’occasion de revoir nos partenaires du monde entier en 4 jours, tout en bénéficiant du climat méditerranéen. J’ai quitté Lille en laissant ma petite famille avec 39° de fièvre, pour mélanger mon début de grippe avec celle des autres pays. C’est la crise depuis un moment, et ce n’est franchement pas gai de voir le salon diminuer tous les ans, en terme de participant et de stand. Pourtant, tout le monde à le sourire au moment des retrouvailles et parle de ses projets, de l’avenir, du plaisir d’être encore dans l’industrie musicale. Tout va bien.

J’ai réussi à participer aux conférences de presse au milieu des RDV. La plus significative d’entre elle est peut être, à mes yeux, celle du SNEP. Les majors commencent à flipper sur le manque de diversité musicale dans les médias. Le chiffre qui tue (la diversité) : 11 nouveaux talents dans le top 100 des diffusions 2010 à la radio (24 en 2009, 33 en 2008) ! Si comme le président de l’UPFI je vais me mettre « tricard » avec les programmateurs, cela fait un bout de temps que les réseaux nationaux ont déserté les nouveaux artistes, même en cas de gros budgets marketing. Les multinationales se rendent compte du marasme que vivent tous les indépendants face au pouvoir prescripteur du média tout puissant.

Sur le stand de la SPPF, on retrouve les mêmes têtes. Ce qu’on ne voit pas… on n’y pense pas. C’est la dure réalité de notre métier : être là pour exister, choper une opportunité, ou manquer à l’appel (qui n’existe pas). Pareil, c’est sympa de voir les actifs Français. Ils ont le sourire, ils sont fiers et veulent développer leurs affaires. Principal bémol du stand : le WIFI qui ne fonctionne pas ! J’espère que la SPPF n’a pas payé une fortune l’un des FAI ou le MIDEM pour un réseau inexistant. Impossible de faire tourner une vidéo online ou afficher un site artiste avant la fin du RDV.

Comme l’année dernière, les principaux RDV préparés à l’avance se terminent par un accord de collaboration, voir un contrat. C’est cool. Pour WTPL Music c’est l’opportunité de remettre un pied à Londres avec de solides intérêts, fortifier nos positions en Allemagne et les Pays de l’Est, accueillir de nouveaux partenaires du Canada et des USA. Je suis super content de mon sous-éditeur Turque qui me fait découvrir les richesses de son pays et les opportunités dans tous les sens. Un très bon entremetteur. J’ai zappé la Chine, l’Inde et l’Espagne… On ne peut pas être partout !

Au niveau concert, j’ai bien sûr été voir la soirée French Vibes avec les artistes Français sélectionnés par… Aucune idée ! Comme chaque année je ressort en me disant que le Martinez n’est pas une salle de concert. La reverb rebondit dans toute la salle, et le mélange soirée cocktail + show, c’est zarbi.

J’ai été voir IAN KELLY en trio. C’était court mais super bien. Je l’avais vu solo auparavant, la dimension que prennent ses chansons avec le clavier et la batterie met bien en relief la fraicheur de ses ballades folk punchies. I hope work with him.

Bon, il ne reste plus que 11 mois pour 2010, le MIDEM c’est dans un an.

03
Jan
11

Après une année horrible, bienvenue à 2011

Tous mes vœux pour cette nouvelle année, cette nouvelle décennie !

Je souhaite sincèrement que le monde s’améliore, que la tolérance se généralise et que l’Homme dans son immensité ouvre les yeux sur ses forces et ses faiblesses.

Je souhaite que vous trouviez la paix et les souhaits pour vos projets, la santé pour votre famille et vos proches. Chaque minute nous rappelle l’instant présent, la présence de l’absence et les promesses pour l’avenir.

Construisez votre triangle isocèle entre votre vie personnelle, familiale et professionnelle.

Pour WTPL Music, l’année 2011 est synonyme de 20e anniversaire. Woof Trade Publishing Limited (W.T.P.L.) créée en 1991 par The Barking Dogs existe toujours. Les succès comme les difficultés ont agité son histoire, et pourtant la société est là, témoin de la vitalité des artistes qui nous font confiance, des partenaires qui nous ouvrent leur porte, les prestataires patients et attentifs, les banques débiles et généreuses de frais.

Il y a des jours où je me réveille comme doit l’être un capitaine sur son navire. Scrutant l’horizon et bousculé par les vents et les marées. D’autres paquebots empruntent les mêmes routes, ils vont plus vite, sont plus sûrs. D’autres collègues ne sont pas convaincus par mes choix. Comme avec un bateau, j’accueille des passagers. Rien ne les obligent à monter, personne ne les poussent à rester. Les plus forts pensent parfois qu’un autre véhicule serait plus approprié à leur notoriété. D’autres encore quittent le navire pour un plus beau, plus coloré, plus profilé… Et puis, il y a cette famille qui s’entraide, qui avance ensemble, respectant les rythmes de chacun.

Pour le capitaine d’un navire, il est parfois difficile d’être à tous les postes. Sur un bateau, il y a parfois une équipe nombreuse et compétente qui permet de renforcer son travail et sa présence. Pour WTPL Music, j’ai fait d’autres choix, par nécessité, par obligation de l’environnement économique, pour être plus fort.

Je n’ai pas tout aimé en 2010, voire même depuis 2008. Je pense qu’il y a un fantasme du public sur les paillettes de la musique, les gens combattent les petites structures indépendantes comme si c’étaient des majors. Ce que je lis sur les forums, les sites de partage de « produits culturels » me fait d’une certaine façon, très peur. Les petites sociétés n’ont aucun moyen pour communiquer, pour faire entendre leur message. Les organismes censés les fédérer ne sont pas en phase avec la réalité de tous les jours. Nous sommes dans le monde de la musique : pour un banquier c’est la précarité, pour ma tante c’est Johnny Hallyday ! Le grand public n’imagine pas assez que des artistes et leurs partenaires, vivent chichement, mais durablement, de la musique. 80 concerts/an devant 300 personnes de moyenne c’est très bien. Ce n’est pas suffisant pour le média national, mais c’est économiquement viable pour l’artiste interprète. Il faut toutefois penser à l’auteur, au compositeur qui n’est pas forcément sur scène, l’éditeur et le producteur qui ne touche rien sur les ventes du spectacle, etc… Heureusement, à travers le travail de chacun, nous ne sommes pas en train de suivre un livre de recettes pour (pre)fabriquer un projet artistique. Ma mission est d’ordre économique à mon sens. Être viable en tant que structure professionnelle, et réussir à apporter des revenus à mes artistes et leur partenaire. Ce n’est pas facile, c’est beaucoup de travail, de la volonté et cela ne marche pas toujours.

Les institutionnels, les politiques, les collectivités territoriales ont toujours aidé les artistes. Aucun ne pense aux structures professionnelles encadrant les artistes. On saupoudre des subventions à quelques associations locales « d’accompagnement » pour financer le poste d’un permanent. Celui-ci va se battre toute l’année pour obtenir la même enveloppe l’année suivante en mettant en place des actions de « professionnalisation » sans jamais travailler avec les professionnels de la la profession : manager, tourneur, éditeur, producteur, label… Et pourtant, dans notre métier, ce sont bien les compétences que l’on développe qui nous permettent d’être efficace. Je caricature souvent mon job à un « catalyseur de temps et d’énergie ». J’ai un carnet d’adresse qui s’étoffe tous les jours et j’en fait profiter les artistes avec qui je travaille. Je mets en contact des gens qui ont des choses à se dire. C’est un véritable échange où tout le monde gagne et cela construit durablement une activité.

Je dis aussi aux artistes qu’il ne faut pas quitter sans réfléchir et pour de mauvaises raisons, un professionnel qui donnent du temps et qui a confiance en votre projet. C’est difficile de trouver un partenaire et de le garder. Nous avons tous nos forces et nos faiblesses. Soyons conscient de cela et construisons un partenariat équitable sur ces bases.

Ces dernières années, j’ai entendu certain se plaindre. Ce n’est pas toujours gai à entendre quand on est aux yeux de son artiste, celui par qui cela n’a pas marché. Je ne promets pas la réussite à coup sûr sinon je ferais des bouquins ou de la voyance. La faute n’est pas à rejeter sur l’un ou l’autre. Nous faisons tous des choix et nous devons les faire ensemble et les assumer. Cela ne remet pas en cause le projet artistique et les efforts ne sont jamais vains. Le public n’était pas au rendez-vous et par ricochet les revenus ont été faibles et n’ont pas permis de rentabiliser les investissement temps, énergies et financiers. C’est toute l’équipe qui subit « l’échec ». Mais c’est pour mieux repartir ensemble, riches de cette expérience pour améliorer le futur. Si tu quittes le navire pensant que l’autre qui passe fera mieux, c’est quitte ou double.

Si l’on pose les choses à plat et que l’on respecte le travail des autres, alors on peut mettre en place une équipe qui gagne.

Dans l’industrie musicale, si on n’était pas dans le top 50, on n’était pas bon. Aujourd’hui si on n’est pas diffusé sur un média national ou/et adossé à un partenaire (marque) notoire, on n’est rien ! Pourtant si on s’intéresse un peu plus au public, des gens ont levé le nez, ont bougé sur un concert, ont acheté un titre ou/et un album, en ont parlé à leur famille, leurs amis… La diffusion du projet artistique a commencé. Respectons le public curieux et respectueux du travail de l’artiste et de son environnement. Et toi, amateur de musique, soutien à ta manière, avec tes moyens les artistes que tu apprécies. Si tu es passionné, tu seras passionnant.

Merci pour le bout de chemin ensemble.

Le monde est petit et nos routes se croiseront encore.

L’année 2011 est pleine de promesses, avec beaucoup de projets, de développement et de rencontres.

Bon voyage.

Bill

 

20
Juin
10

L’Homme Parle au Québec

Marxs

Marxs retombe en enfance

Après un concert au KOZ de Mayence en Allemagne, tout l’équipe de L’Homme Parle prend l’avion pour le Canada. Il faut se rendre de bon matin à l’aéroport de Francfort pour CDG et changer d’avion. Après 7H de vol, nous atterrissons en début d’après-midi (heure locale). Dan nous attend avec son camion pour faire 200 km en direction de Trois Rivière, Québec… Et Shawinigan ! Nous sommes le vendredi 11 juin, il est 21H heure locale, 3H du mat’ pour nous, quand nous sortons du camion pour entrer dans l’hôtel…

Shawinigan

Jason Ferry à Shawinigan

Le groupe est déjà sous le charme du Québec. Un mélange de repères américains au milieu de gens chaleureux qui parlent Français.

La première soirée se fait autour d’un bon repas, mêlé d’échange avec le personnel du restaurant et le pianiste. Et après une bonne nuit…

Le trou du diable
LHP annoncé au Trou du Diable

Le Trou du Diable a accepté de recevoir L’Homme Parle pour un concert en dehors de la saison habituelle. C’est une micro-brasserie, proposant sa propre bière. Nous sommes en face du lac de Shawinigan.

Nous assistons à l’arrivée de la sono et du backline. Malgré quelques transformateurs chinois qui n’ont pas tenu 5 mn et des micros pas Shure, le groupe fait sa première balance au Québec. RDV est pris le soir même pour rencontrer le public.

scène du trou

La scène du Trou du Diable

C’est l’occasion pour Dan et Louis de nous faire découvrir la poutine. Tout le monde n’est pas motivé, mais fait des efforts pour ce mélange de frites, fromage et sauce. Quartier libre jusqu’au repas.

L’Homme Parle monte sur scène à 21H30 et enchaine son set de 1H15 avec un public conquis et très réceptif. On ressent l’intérêt pour les mots, les textes et l’engagement du groupe.

Le trou du diable

Le Trou du Diable

Encore merci à Isaac et toute son équipe et ses associés d’avoir pris le pari de recevoir un artiste français encore inconnu. Le lieu n’est pas fort grand, et le groupe n’a pas vraiment eu l’occasion de jouer dans ce type d’environnement auparavant, mais il est agréable d’être à la même hauteur que le public. Une proximité propice au renforcement des liens invisibles entre l’artiste et les gens qui bougent devant.

public

Le Public du Trou du Diable

Pour L’Homme Parle c’était une superbe opportunité avant les deux scènes des Francofolies.

Le départ pour Montréal est programmé à 10 le dimanche matin pour cause d’entrevue à 13H à la salle de presse.

Dan nous conduit à bon port (c’est le cas de le dire) !

hôtel

Arrivée à l'hôtel

Le groupe se sépare. Les uns pour déjeuner et visiter la ville, les autres pour aller au RDV promo à la salle de presse des Franco.

CIBL

CIBL

L’équipe de GO Musique qui sort l’album « Militants du quotidien » au Canada a organisé les entrevues, la promo et la venue de L’Homme Parle. Merci à Michel Gratton et Philippe pour leur dévouement.

Le premier concert ce dimanche 13 Juin est prévu à 21H sur la scène urbaine Vidéotron. Il faut réduire le set à 1H voir 60 mn. Le line check de 30 mn n’est pas suffisant, mais nous avons le droit de régler les voix au casque avant le concert. La tension est intense avant la rencontre avec le public de Montréal. C’est en plein air et gratuit, mais nous n’avons aucune idée si les gens vont faire l’effort de quitter la grande scène, traverser tout le site et passer derrière la rue en travaux pour découvrir L’Homme Parle.

LHP sur Vidéotron

LHP sur Vidéotron

Tout au long du concert, le public ne cessera d’arriver et de se joindre à la fête. La réaction est chaleureuse et l’échange magique. On nous a dit qu’il y avait plus de 8 000 personnes… Impossible à vérifier dans la pénombre.

public videotron

Le public du 13 juin

La soirée se poursuit autour d’un bon repas et d’échanges avec les personnes rencontrées. Il y a encore un concert le lendemain. C’est sur une scène un peu plus petite, tout prêt de la Grande Scène des Francofolies de Montréal, la scène Le Lait.

Il pleut toute la journée de lundi. La pluie disparait en fin d’après-midi. Je vais voir JP Nataf qui joue sur la Grande Scène. Le public est très clairsemé et je commence à me demander si nous aurons le même succès que la veille. Un petit vent frais balaye le site et me fait dire qu’il faudrait que j’arrête de crâner en bras de chemise… Pourquoi je n’ai pas pris ma veste !

l'heure

L'heure c'est l'heure

Il est 20H quand L’Homme Parle lance son intro. Il est 20H quand le public est au RDV. Le monde ne va cesser d’arriver et de se presser pour répondre aux injonctions de Tony Mandell qui les fait sauter à gauche et à droite comme la veille. Yas a répéter plusieurs fois l’envie de voir tout le monde sauter. Et croyez moi ou pas, tout le monde saute. C’est génial.

Le concert est encore meilleur que la veille. Le son plus chaleureux, le réconfort de voir le public chaleureux, l’assurance que nous avons bien fait d’accepter l’invitation, etc… Beaucoup d’ingrédients sont parfois nécessaires pour réussir son show.

Encore merci à tous les Québecois pour cet accueil sur ces 3 concerts. Ma pensée aux personnes de Shawinigan qui ont fait le déplacement pour voir L’Homme Parle aux Francofolies de Montréal.

J’ai fait un petit montage sur les photos de l’aventure de l’autre côté de la mer…

La semaine s’est poursuivie avec pas mal de RDV d’affaires, de rencontres et le tournage du clip pour le projet electro de Marxs avec Bad News Brown en feat. : Rock the nation… C’est une autre histoire… A suivre…

20
Mai
10

Bad News Brown signe avec WTPL Music pour le monde

J’ai rencontré l’équipe de Trilatéral Entertainment et E-Stunt pour Bad News Brown en octobre 2009 à Montréal. Nous nous connaissions déjà via Vaï dont Henry assurait le management au moment de la sortie chez K-Pone Inc.

Je reprenais l’avion ce jour là et je repartais avec les titres de l’album « Born 2 Sin ». J’ai terminé le vol convaincu que nous devions travailler ensemble sur ce projet. La discussion a été tout de suite positive et constructive. Le temps de s’entendre avec tous les auteurs et compositeurs de l’album et nous venons de signer notre contrat d’édition à Montréal la semaine dernière.

WTPL Music est donc fière d’annoncer le lancement officiel de recherche de partenaires discographiques sur ce projet. Nous allons orienter nos premières discussions vers l’Angleterre, l’Allemagne et la France.

Born 2 Sin

Le premier atout est un artiste unique. Le seul rappeur à l’harmonica capable de tout faire. L’harmonica a toujours était populaire. Le découvrir dans un environnement urbain et électro est tout simplement étonnant et captivant.

L’album est riche de multiples facettes, entre hip hop, électro, blues, pop. Je ne me lasse pas de l’écouter. Je vais pouvoir partager ces écoutes.

Premier single pour moi : Born 2 Sin. Il y a déjà un clip :

BAD NEWS BROWN a déjà un parcours scènique dés plus important.

Il a ouvert pour Snoop Dogg, Sean Paul, Kanye West, 50 Cent, Lil Jon, Aerosmith, The Eagles, N.E.R.D., Soulja Boy, Ciara, Common, Lloys Banks, Jadakiss, John Legend, Gym Class Heroes, Booba, Sinik… plus de 250 concerts… et il a accompagné sur scène Nas, Ice T, Cypress Hill, La Fouine, Lee Oskar, De La Soul et tout dernièrement Daniel Merriweather.

Pour découvrir la puissance de l’harmonica et du personnage, regardez ce clip de Reign. J’adore :

Les visionnages de clips de Bad News Brown ont dépassé le million de vues… Cela me fait repensé à Nagui parlant d’un artiste invité : « Incroyable buzz sur Internet avec 52 000 vues de votre clip… ». Un jour le public aura le pouvoir.

Bref, je vous invite à taper Bad News Brown sur votre moteur de recherche préféré, sur la plateforme vidéo qui doit s’appeler YouTube, sur Myspace, rejoindre la page FaceBook.

L’album est déjà sorti au Canada. Il sort fin mai aux USA.

BNB sera l’un des acteurs principaux d’un film visible dans peu de temps.

Il se passe plein de choses autour de cet artiste.

A suivre… de près !

Bad News Brown & Pharell backstage after opening for NERD in Connecticut on April 17th

Enjoy

Bill

02
Avr
10

Pat Bol : L’Amour Propre et le Coeur Net ! Nouvel album

Pat Bol

L'Amour propre et le coeur net

Nouvel album pour Pat Bol, exercice artistique du 2e album pour un artiste riche des rêves de son adolescence pas terminée. Un vrai coeur d’artichaut, avec des histoires abracadabra-dantesques à chaque chanson pour principal fil rouge vous feront tourner bourrique à chaque écoute. Car le secret est là, il y a plein de petits jeux avec les mots au détours d’une rimes, en sortant d’un refrain, coincé dans le gimmick… Cool !

Pat Bol est un hibou garçon en mâle de chouette fille comme il dit ! L’artiste nous emmène dans son délire. On rit. On se reconnait parfois. On rit jaune. C’est ironique et ça chatouille là où il grattouille.

Pat Bol propose un spectacle drôle et légèrement décalé où le public est souvent mis à contribution. L’ambiance sait se faire intimiste et les chansons, tantôt poétiques, tantôt malicieuses, s’écoutent comme autant d’histoire. Un peu comme un dessert musicale et gourmand qui viendrait titiller vos papilles auditives.

« être lesbien est-ce bien raisonnable ? » (La Fille que j’aime, Pat Bol 2010)

Le premier extrait de cet album a été envoyé sur le net il y a quelques semaines : BONBONS

En concert à Paris les 6 et 7 mai 2010 aux Trois Baudets.

On s’y retrouve.

A+

Bill